Olivier Nimis : La passion du Commerce
Olivier Nimis : La passion du Commerce Article dans le journal de la FAC Juin 2007
Si l’expression « péter le feu » ne devait s’appliquer qu’à une personne, aucun doute qu’Olivier Nimis gagnerait ce concours. Toujours en mouvement, le regard franc et rieur, une énergie incroyable… la sympathie est immédiate. Je m’installe en face de lui dans un bureau clair et fonctionnel situé dans la campagne genevoise qu’il dit préférer pour pouvoir se concentrer sur ses dossiers. Un café plus tard, il m’explique : « Je suis un ancien commerçant, j’ai 15 ans d’expérience dans le commerce de détail. Chaque fois que j’ai voulu passer par une agence pour trouver un nouveau magasin, j’ai été frappé du manque d’entregent de ces « professionnels »… dans la pratique, on ne me fournissait qu’une liste d’établissements à vendre et je devais me débrouiller tout seul avec ça ! J’ai pensé qu’on pouvait faire beaucoup mieux et surtout que les commerçants ou futurs commerçants méritaient beaucoup mieux : ne sont-ils pas les véritables entrepreneurs d’aujourd’hui, la base même de la richesse du tissus socio-économique ? »Lorsque je lui demande comment il procède, en quoi il est différent, il s’anime, me parle avec la passion propre aux créateurs :« Même si je suis, comme d’autres, agent en Fonds de Commerce autorisé par le Conseil d’Etat (…ouf !), je propose un service, une philosophie totalement différente : Je crois que notre devoir vis-à-vis de nos clients doit être de fonctionner comme un véritable coach, de les accompagner à chaque étape, avec rigueur et discrétion, du désir de s’installer à son compte jusqu’à la remise des clefs !»Et ces étapes sont… ?Tout d’abord une première rencontre avec le client qui me contacte : nous analysons ensemble leurs désirs, leurs envies mais aussi leurs compétences et leurs possibilités financières. De là nait un projet que nous mettons en pratique dès que j’ai reçu une preuve de solvabilité car il faut être sérieux. Selon l’activité envisagée, nous visitons alors des arcades, étudions l’environnement et la situation de celles-ci, leur prix. Je peux proposer des arcades à tous les prix, depuis une petite boutique de quartier jusqu’à des surfaces de plusieurs centaines de mètres carrés au centre ville. Ce qui compte, c’est que le choix définitif se porte sur un objet en parfaite harmonie avec le type d’activité et les possibilités de mon client. Une préparation rigoureuse et professionnelle est souvent un facteur déterminant pour qu’un commerce « marche » depuis le départ. Je m’occupe bien entendu aussi de toutes les démarches nécessaires, administrations, régies, autorisations. »Je lui demande si toutes ces activités sont gérées depuis son arcade à la Croix-de-Rozon dans la campagne genevoise ?« Ecoutez, je reçois près de 80 téléphones par jour, j’ai accompagné, organisé, réalisé des dizaines de transactions en 2006. Cette année, j’en suis au minimum à une dizaine par mois… si j’étais en ville, ce ne serait tout simplement pas possible, j’ai besoin de sérénité et de calme pour pouvoir m’investir à 100% dans la réussite du projet de mes clients ! Je reste d’ailleurs à disposition après la remise des clefs et il n’est pas rare que j’intervienne par la suite pour définir des stratégies de communication ou d’achat, voire d’aménagement du magasin tout simplement.»Quand je lui pose la question si, avec un tel volume d’activités, il trouve encore le temps de s’adonner à une passion, il rit de bon cœur…« Vous allez me prendre pour un monomaniaque mais j’ai une véritable passion pour le commerce associé, le franchising comme disent les anglo-saxons. Les marques communiquent de plus en plus sur des modes de vie et les gens s’identifient de plus en plus à elles. Mes clients français qui s’installent à Genève connaissent déjà bien ce système qui, lorsqu’il est clairement régulé comme dans leur pays, permet des interactions « gagnant-gagnant » extrêmement fructueuses qui n’ont rien à voir avec une tutelle. En Suisse, nous n’en sommes encore qu’au début, il y a beaucoup à faire et les potentiels sont énormes, leur mise en place passionnante ! »Et la famille…« …est tout pour moi hors de ma profession ! Je viens en général très tôt au bureau pour pouvoir être avec ma femme et mes enfants tous les soirs… même si, une fois que tout le monde dort, je mets encore en ligne les dernières offres intéressantes du jour. »Pour finir, Olivier Nimis, quelle est la « recette », quels sont les 3 critères les plus importants lorsqu’on veut s’installer, pour qu’un commerce trouve ses clients ?« Tout est important, ce qui compte c’est la synergie de l’ensemble des paramètres… analyser ces paramètres et trouver cette synergie puis la mettre en place avec mon client est le cœur de mon travail et ma passion… toutefois, pour finir sur une boutade, je dirais que les trois critères les plus importants sont l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement ! »
Propos recueillis par G. Hekimi
Journal de La Fédération des Artisans et Commerçants de Genève / Juin 2007
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06 Mai 2007 à 18:19 dans
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