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Le blog de Remicom Immobilier

Magasine Aspects Décembre 2008

REMICOM est une structure active dans la transmission et remise de commerces et d'entreprises, ainsi que dans la location de locaux commerciaux, à qui vous adressez vous ? 

REMICOM travaille aussi bien avecun petit indépendant qui veut s’installer et ouvrir son commerce, ses bureaux, une boutique, qu’un grand groupe souhaitant s'implanter et bénéficier de l’image véhiculée par Genève. Ces grands groupes sont déjà installés à Genève, notre rôle est d’aider les nouvelles enseignes.  

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ? Les problèmes rencontrés aujourd’hui ne sont plus liés à l’argent et aux moyens financiers mais bien au manque de place à Genève. Nous rencontrons des difficultés à installer les grands groupes à cause des surfaces demandées. 

Le secteur commercant de Genève se limite à deux rues : la rue du Rhône pour le luxe et le secteur de Rive jusqu'à Bel Air pour les autres commerces avec un panier moyen plus faible.

Il faut essayer de dynamiser la ville de Genève qui reste très centrée sur ces zones types; le but de REMICOM est d’amenerles commerces à s’étendre et développer les quartiers autour de la rue du Rhône par exemple.

Nous devrions pouvoir avoir des quartiers spécialisés comme en France;quartier de la déco, quartier de la maroquinerie etc... 

Vous êtes partenaire d’un groupe immobilier commercial français,quel est-il ? Nous avons mis en place un lien de partenariat avec un groupe français spécialisé dans la transmission d’entreprises, qui possède des réseaux de franchises, et compte un ensemble de 160 personnes en France.Ce groupe, très bien implanté sur les grandes villes françaises, nous permettra d’avoir une porte d’entrée au marché des reprises et transmissions d’entreprises françaises. Notre idée est de faire une plateforme commune; en effet ce groupe possède environ 3600 affaires sur France, et REMICOM 350 sur Genève; une synergie est donc envisageable, car la nouvelle clientèle qui achète en Suisse est française ! Ces investisseurs arrivent avec des moyens financiers, ils ont déjà capitalisé depuis longtemps. L’idée du partenariat pour REMICOM est d’amener des clients qui ont finileurs implantations en France, vers la Suisse, et pour notre partenaire,de leur ouvrir une porte sur l’international. 

Quel est votre sentiment sur l’exception lémanique ? Beaucoup d’enseignes rêvent de venir à Genève; c’est une ville agréable àvivre, très ouverte au niveau du commerce et très internationale.Genève a une image forte auprès des étrangers, notamment sur le segment très haut de gamme (horlogerie), l'idée étant qu’il y a énormément d’argent et que Genève est à la Suisse ce que Paris est à la France,en un peu plus petit... Cela peut faire rêver, mais le marché n’est pas aussi bon que ce que l’on pourrait penser.

Par exemple, nous avons souvent eu des clients désireux d'acheter un commerce à Genève mais que nous n’arrivions pas à loger, c'est un paramètre important à prendre en compte. Heureusement les mentalités commencent à évoluer dans le commerce de détail, on assiste aujourd’hui à un développement des quartiers de Villereuse et de la Terrassiere. 

Entreprises : Dans les cinq prochaines années, près de 50% des entreprises familiales seront cédées, vendues ou liquidées en Suisse, soit, au total 30000 PME.

Comment vous préparez vous ? REMICOM est en train de mettre en place la première structure de transmission d’entreprises en Suisse. Il s’agit de faire face à une génération extrêmement difficile à piloter, peu encline à l'informatique. Au paravant la transmission d’entreprise se réalisait grâce au bouche à oreille, par l'intermédiaire du banquier ou de la fiduciaire, mais cela restait très limitéet très local. Notre projet est de créer une plate forme, dans un premier temps sur laSuisse romande, afin de pouvoir amener des clients porteurs de capitaux de l’extérieur. 

En France, les canaux pour remettre une entreprise sont bien définis contrairement à la Suisse : Chambre de commerce, Promotion économique. Le Français est plus facilement prêt à transmettre son entreprise car ila souvent, dans son parcours professionnel, vécu des changements.A l’inverse, le Suisse, lorsqu’il commence une activité, pense que c’est « pour la vie ». Notre but est de donner un outil simple aux entrepreneurs suisses.Pour ce faire, nous ouvrons des cabinets REMICOM un peu partout en Suisse. 

L’entrepreneur doit comprendre qu’il doit élargir son champ d’implantation,le marché est très concentré et les zones industrielles n’existent pas àGenève.Comment voyez-vous l'évolution du marché immobilier à Genève et enSuisse romande ? Je pense qu’aujourd’hui nous allons vers la construction de zones industrielles, il faut pousser les entreprises à aller dans ces zones.

Par exemple, nous avons eu récemment un groupementde 30 Français désireux de s’installer, et en tout nous avions besoin de 3000 m2. Le projet n’a pas pu aboutir car la volonté politique n’était pas là et on a laissé passer l’argent de l’autre coté. Une autre solution serait de s’orienter vers des rues spécialisées, du type rue de la chaussure etc.…comme les Français savent très bien le faire.

Le positionnement des produits, la clientèle visée, son pouvoir d’achat, la quantité et le volume de CA que l’on peut faire sur une ville, et dernière chose, l’emplacement.

Un exemple : une entreprise souhaitait s’installer à Genève rue du Rhône,en pensant qu'elle était une marque de prestige, son panier moyen étantde 150 €… mais c'était trop bon marché pour une boutique de la rue du Rhône, il leur a donc fallu revoir leurs prix à la hausse...Il est très difficile de trouver l’emplacement  à Genève, on doit s’orienter vers ce que l’on appelle              du « 1bis ». Pas toujours aussi évident de convaincre qu'il leur faudra s'excentrer pour trouver un logement. 

Quels sont vos conseils aux PME qui souhaitent s’installer à Genève, ou ailleurs ? De venir absolument ! mais pas n’importe comment…Il faut faire une étude de marché, tout le monde n’est pas prêt à venir ici,tous les concepts ne fonctionneront pas automatiquement ici.                

La surface moyenne est de 70m2 à Genève et pour les magasins type grande distribution, il est très difficile de s’installer car il n’y a toutsimplement pas assez de place ni de surface. Pour ce type de commerce, il fauts’excentrer un peu de la ville. Avant de vouloir s’installer à Genève il faut revoir le concept en priorité,cette ville est faite pour des commerces de petite taille.

Il est important d'avoir une réflexion sur la politique des prix pratiquée.

     

Se monter plus dynamique en 2009

Se montrer plus dynamique en 2009!

Plus on s’apitoie, plus la conjoncture nous fera souffrir.

Il est clair que le marché sera moins dynamique tout au long de l’année prochaine. Mais faut-il renoncer pour autant à se montrer actif dans la recherche d’opportunités professionnelles pour son entreprise ou pour soi-même?

Plus l’orage est dense, plus le parapluie doit être grand dit un adage.

Autrement dit, il ne faut pas baisser les bras et surtout pas se laisser engourdir nos facultés d’être performants. Il faut pouvoir passer du la complainte «Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville» au bon sens «Toute la pluie n’enlève pas la force d’un piment». Bref, si l’on parvient un tant soi peut à positiver dans ce monde malmené, la conjoncture future n’en sera que moins lourde et moins soporifique. On ira tous à l’essentiel, on perdra moins de temps avec des broutilles et des coups de fils inutiles, et plutôt qu’avoir des affaires à la pelle, seules celles de qualité seront amenées à être traitées.  

Dégraissage qualitatif

On peut facilement imaginer que la difficulté n’élude pas complètement les projets qualitatifs, ceux-là même qui sont suffisamment solides, cohérents et bien construits. En un mot, il faut profiter de cette «nouvelle phase» pour s’organiser au mieux. Les effets seront rapidement bénéfiques pour la conduite des affaires. Une meilleure organisation entraîne un meilleur encadrement qui entraîne lui-même une plus grande efficacité. Il ne reste plus qu’aux managers des entreprises et aux leaders à pousser les gens à être plus dynamiques dans leurs fonctions autant que faire se peut. Les jeunes nourris aux succès d’internet ou les moins jeunes à la forte expérience pourront peut-être en 2009 se lancer dans la création d’entreprise. Les cadres qui désirent changer de vie professionnelle pourront peut-être opter pour la voie de la reprise de PME. Les statistiques montrent que des milliers d’entreprises seront à remettre en Suisse dans les cinq prochaines années. Peut-être qu’avec les difficultés à venir, et que l’on ne souhaite à personne, les entrepreneurs aux cheveux grisonnants réfléchiront plus vite à transmettre leurs sociétés. Peut-être que les temps difficiles amèneront les gérants ou propriétaires de boutique à rénover leurs espaces de vente et à stimuler davantage l’envie de leur clientèle. Peut-être que les entreprises seront amenées à travailler ensemble et à créer un véritable réseau d’économies partagée pour contrer le marasme à plusieurs. Peut-être qu’en fin de compte, Genève ressortira plus belle et grandie, débarrassée de son côté «laissons le temps au temps» et ragaillardie d’idées nouvelles et bienfaisantes pour l’économie. Cela fait beaucoup de «peut-être», je le concède, mais s’exprimer ainsi, c’est déjà quelque part espérer au travers d’un doute légitime, que Demain sera mieux qu’Hier. En 2009, parions que le monde appartiendra à ceux qui se lèvent plus tôt que d’habitude. Je reste persuadé que même en période délicate, il y a de bonnes affaires à faire. Que les fêtes soient belles pour tout le monde!   OLIVIER NIMIS www.remicom.com

Article Magasine Extension décembre 2008


Reprise d’entreprise : Créer ou reprendre une entreprise

Reprise d’entreprise :

Créer ou reprendre une entreprise, telle pourrait être la question.

En cette période incertaine où l’économie vacille, le futur créateur pourra légitimement préférer la relative sécurité d’une reprise à l’hasardeuse aventure de la création.

Olivier Nimis, patron de Remi(Com) et spécialiste de la question, nous aiguille sur ces différentes voies.   

Une étude réalisée en 2005 par l’Université de Saint Gall et Price WaterhouseCoopers indique que 18,5% des entreprises suisses devront être transmises d’ici 2010, ce qui représente un chiffre d’environ 53 000 structures. Tout aussi intéressante l’information qui signale que deux tiers des entreprises existantes ont déjà changé de propriétaire et que par conséquent seul un tiers provient d’une création.  

Cédants et repreneurs doivent être préparés

Aujourd’hui, les baby boomers au seuil de la retraite ne sont, pour la plupart, pas prêts à la vente de leur entreprise. Il ne faudrait pourtant pas attendre la dernière minute car une cession, à l’instar d’une reprise, se prépare à longtemps à l’avance. Il n’est pas évident de l’expliquer à chef d’entreprise qui a toujours géré seul ses affaires. En face, le repreneur doit également faire un travail préparatoire similaire. Olivier Nimis est particulièrment clair sur cet aspect: «Il ne s’agit pas de reprendre une entreprise ou un commerce sur un coup de tête parce que votre chef vous a houspillé. Le fantasme du cadre bancaire qui devient tencier de café-restaurant a déjà fait plus d’une victime. C’est une réflexion qu’il faut mener sur plusieurs mois et qui dépend de différents facteurs. Une personne de 50 ans va préférer reprendre quelque chose d’existant alors qu’un plus jeune, plus ouvert à l’innovation, s’orientera spontanément vers la création. Le parcours professionnel intervient aussi, celui-ci détermine une orientation plutôt qu’une autre. Il faut faire quelque chose que l’on aime ou que l’on connaît quand on est un entrepreneur investisseur. On peut avoir une passion, un complément de sa vie professionnel mais on ne peut pas partir dans un domaine que l’on ne connaît pas du tout.» 

Avantages et inconvénients

La reprise d’une société est liée à moins d’incertitudes, elle est plus sûre qu’une création. On compte environ 40% de taux d’échec alors que celui-ci monte à près de 80% lors des démarrages depuis zéro. De plus, l’entreprise a déjà développé un savoir-faire, une clientèle établie qui lui permet de ne pas connaître de problèmes de trésorerie et elle dégage normalement un bénéfice. Elle a une histoire que le repreneur devra prolonger en y ajoutant sa touche personnelle. Ce qui pourra être perçu comme un avantage par certains devient un inconvénient pour d’autres. L’acheteur ne pourra rien mettre en place, il se devra se contenter de poursuivre un projet.  

Quel prix payer?

La question du prix à payer est, bien que fondamentale, très difficile. Il dépend bien entendu en premier lieu du marché mais aussi des différents intervenants (fiduciaire, banque, vendeur).  Le cédant aura tendance à surestimer le prix de son entreprise. Il ne se rend pas compte qu’une partie de la valeur de sa société réside justement dans sa personnalité, dans le rapport de confiance qu’il a su instaurer avec ses clients. Il faut donc bien détailler le cahier des charges du patron. Insister sur l’accompagnement  Magasine Créateurs décembre 2008